
23 juillet 2026
Un rendez-vous avec « Néandertal bourguignon », aux grottes de Germolles
Une rencontre indirecte avec un lointain "cousin"
Les "Néandertal" gagnent à être connus : à preuve les 4% de gènes qu’ils nous ont légués lors d’intimes et fusionnelles rencontres, il y a quelque 30 000 ans. Aujourd’hui, bien sûr, les "rencontres" ne peuvent qu’être plus distantes et indirectes, mais pas strictement impossibles pour autant. En Bourgogne à Arcy sur Cure, évidemment, mais aussi bien plus près de chez nous, aux grottes de la Verpillière, à deux pas de Germolles, au nord de Givry.(voir carte)
Nous étions donc une quinzaine, rassemblés ce 23 juillet 2026 dans le petit square (opportunément) ombragé jouxtant le Château de Germolles, pour un rappel démonstratif (en ‘images’ via A3 plastifiés) des - déjà remarquables - talents d’artisans de nos vénérables cousins néandertaliens. A rebours, bien sûr, de l’ancienne image traditionnelle, et combien erronée, de la grosse brute à massue… Non seulement adresse manuelle hors pair dans la réalisation de son outillage complexe et de ses campements plus ou moins itinérants ou encore de sa maîtrise achevée et son utilisation sophistiquée du feu. Mais aussi et surtout, capacités mentales développées à bien des égards, y compris au plan mystique, dont subsistent encore de rares mais étonnant témoignages.
Après la théorie, place aux travaux pratiques, avec la découverte des seuils des deux petites grottes de la Verpillière, où Néandertal a notamment laissé ample échantillonnage de ses travaux de taille des silex. Lesquels on fait l’objet d’une douzaine de campagne de fouilles estivales, conduites par les spécialistes de l’Université de Tübingen. Grottes s’ouvrant à flanc d’une petite falaise calcaire, à vrai dire aujourd’hui fort dissimulée par un linéaire boisé qui ne laisse plus guère soupçonner leurs existences (tout au moins au regard non prévenu …).
Enfin, après l’abri sous roche, lieu de taille des outillages, on s’est finalement transporté à quelque portée de javelots plus au nord, sur l’un des lieux de collecte de la matière première (rognons bruts de silex) – emplacements révélés par les travaux des susdits paléontologues. Site aujourd’hui devenu lieu de collecte des juteux fruits de la vigne – laquelle cependant ne risquait certes guère de pousser aux temps autrement plus frais de l’époque glaciaire qui sévissait alors quand paissaient mammouths et rhinocéros laineux.
Plus de renseignements sur le site de l'Université de Tübingen : http://journals.openedition.org/paleo
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