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18 avril 2025

Le Parc de la Verrerie en robe printanière

Il n’est plus même besoin d’attendre le début mai – mois des mariages heureux – pour voir célébrer les noces somptueuses de la flore printanière.

Il n’est plus même besoin d’attendre le début mai – mois des mariages heureux – pour voir célébrer les noces somptueuses de la flore printanière. Aux feuilles tendres, parure de mars-avril, succèdent désormais, en toute hâte, les fleurs – avides d’attirer les pollinisateurs, agents indispensables de la fécondation croisée. Car chez les plantes, comme chez les animaux, on craint plutôt la "consanguinité" et on préfère bien davantage l’échange inter-individuel. Echange pour lequel les insectes méticuleux jouent parfaitement bien le rôle d’entremetteur, faisant en la matière bien meilleur office que le vent trop volage... Ainsi, pour l’insecte visiteur, la fleur en sa splendeur est la signalétique attractive… et le nectar la récompense pour le service rendu d’entremetteur, d’étamine à pistil….

Ce vendredi 18 avril, au Parc de la Verrerie, près d’une vingtaine d’entre nous (y compris un peu de public partageant la même curiosité), s’étaient invités à la fête nuptiale.

Une fête au demeurant fort diversifiée, depuis d’un côté, l’innocente et pudibonde Anthemis sylvestris (Cerfeuil bâtard) à la blancheur immaculée, jusqu’au franc opposé, c’est-à-dire l’exhibitionniste Arum maculatum qui ne cache aucunement son désir et ne manque pas d’imagination pour inventer un mécanisme diabolique permettant à tous coup d’attirer et retenir les petites mouches entremetteuses. Beaucoup d’imagination aussi, et dans le même esprit, pour qualifier ce fripon dans la pittoresque langue populaire – qualificatifs imagés dont certains à la rigueur se disent mais ne sauraient s’écrire…

Au total une cinquantaine d’espèces croisées au fil d’une courte balade dans un petite partie du Parc, en s’écartant un peu quand même des sentiers battus. Occasion, une fois encore de rappeler que nombre de ces plantes, aujourd’hui au mieux ignorées, et parfois même rageusement expulsées de nos pelouses-carpettes, étaient pourtant fort apprécies, pour part d’entre elles, à l’époque où l’on ne trouvait pas d’officine à chaque coin de rue – ni de « Sécu » pour rembourser les potions mitonnées par les rares apothicaires.

Le plein soleil était en outre pleinement de la fête.

Et, mieux encore, la presse locale s’était invitée spontanément (i.e. sans même qu’on lui demande !), nous gratifiant de la sorte, dans les jours suivants, d’un joli reportage photos.

Reportage apparemment fort efficacement diffusé (3891 consultations enregistrées au compteur).


Dès lors, qui irait argumenter que la presse informatisée locale ne se met pas en quatre pour faire utilement connaître les activités de la Barboulotte au public creusotin ?

En tous cas, votre serviteur, toujours un peu paresseux, en profite pour piquer à Creusot-Infos quelques-unes de ses images pour illustrer le propos.

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