
6 mars 2026
A la découverte des Lichens au long des haies du bocage avec J. Béguinot
L'an dernier, c'était les Lichens des bois clairs qui avaient fait l'objet de notre curiosité; cette année, place aux Lichens des haies bocagères
Nous étions donc une petite troupe d’une demi-douzaine de curieux, ce vendredi 6 mars arpentant, loupe à la main, les chemins à l’ouest du Parc des Combes, sous un ciel bienveillant. Au menu ? La découverte des Lichens ornant les haies du bocage – celles-ci d’ailleurs autrement bien tristoune, encore dépourvues de leur menu feuillage. Et, parce que bocage rime avec élevage, l’air véhicule – l’air de rien – de fines particules richement azotées que les bouses bovines finissent par diffuser. Du coup les haies bocagères offrent une bien plus grande diversité d’espèces de Lichens que les Lichens des bois clairs (que nous avions visités l’an dernier). Et pourquoi donc ? C’est que, comme on sait, les Lichens sont des champignons qui entretiennent commerce avec des petites algues qu’ils abritent discrètement. Algues qui leur assurent le vivre tandis qu’en réciprocité le champignon leur assure, à elles, le couvert (l’abri). Or, il se trouve que la plupart des algues sont très friandes de produits azotés (et mieux encore phosphorés) – et certaines d’entre-elles plus que d’autres. D’où, festival de diversité lichénique dans les haies et, donc, fréquents arrêts-découverte de la petite équipe…
D’autant qu’en plus, au ras du sol, les petites plantouilles printanières offraient déjà leur premières corolles en dispersant aussi l’attention. Du coup, cheminement encore plus ralenti du groupe… En sorte que, finalement, le deuxième tronçon de la balade – évidemment le plus intéressant – n’a pas même pu être atteint ! Tant mieux d’ailleurs, çà fera l’objet d’une deuxième mi-temps, un de ces jours ou l’an prochain. Car avec les Lichens, il faut vraiment prendre son temps et fixer son attention : çà fait, dit-on, partie de leur charme…
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