
1 sept. 2025
Un retour intéressant et riche sur les observations naturalistes estivales
Pour cette réunion de rentrée, pas de conférence mais les rubriques habituelles : informations générales, bibliographie, « quelle est cette espèce ? » (où à partir de photos prises par les adhérents, on cherche à déterminer la famille, puis le genre enfin l’espèce) et plusieurs présentations dont voici les résumés.
Une invitée à la mairie : la Sipranthe d’automne, repérée l’an dernier,qui fleurit tôt cette année.
Cette délicate et discrète Orchidée, scientifiquement bien nommée Spiranthes spiralis, référence à son inflorescence en spirale de petites fleurs blanches, occupe là une station singulière et inattendue.
Mais celle-ci est conforme aux exigences de l’espèce qui n’est présente que dans des pelouses maigres (sans apports d’engrais). (P. Kasprzyk)

Une projection de vidéos et de photos nocturnes obtenues par piégeage photographique.
Les vidéos proviennent d'une petite caméra automatique "tout-en-un" (elle détecte la présence de l'animal, éclaire en infrarouge et déclenche l'enregistrement).
Les photos présentées ont été réalisées avec un boîtier photo haute résolution et plusieurs flashs munis d'un filtre ne laissant passer que le rayonnement infrarouge (lumière "invisible") pour ne pas perturber la faune. Et c'est l'animal qui, par son passage devant un détecteur, déclenche lui-même la prise de vue. (D. Magnin)

Le plus petit Lépidoptère de France : Stigmella microtheriella (le bien nommé !) : envergure 2,5 mm, pas plus ! Au demeurant très commun, ses chenilles minuscules minent l’épaisseur des feuilles de noisetier et charme dont elles se nourrissent. Et c’est bien connu, plus c’est petit, plus c’est pressé et plus ça doit métaboliser vite. Ainsi, on a montré, en suivant la vitesse de forage de la chenille, que celle-ci absorbe et digère environ 12 fois son volume en 24 heures, sans pourtant risquer l’obésité. Et aussi, plus c’est petit, plus c’est malin : la preuve, sa cervelle d’à peine un centième de millimètre-cube gère avec brio un comportement instinctif de ponte bien plus compliqué que celui de nos papillons familiers pourtant bien plus gros. Bravo les minus ! (J.Béguinot)

Trois curieuses « mouches » observées sur un rubanier, une flaque d’eau ou un nénuphar aux larges feuilles très accueillantes pour quelques autres « minuscules ».
Le monde des Diptères, auquel appartient l’agaçante Mouche domestique, compte une très grande diversité d’espèces et réserve bien des surprises dès qu’on met un genou à terre ou bien qu’on enfile les cuissardes pour une observation rapprochée et discrète.
Environ 8 800 espèces sont répertoriées en France, le double pour l’Europe, et de nombreuses sont à décrire. Très diverses par leur morphologie et leur biologie, elles sont rangées dans de nombreuses familles (120 pour la France). Comme l’ensemble des insectes, les Diptères sont directement menacés par des causes multiples, au premier rang desquelles les pesticides employés par l’agro-industrie.
Certaines espèces nous sont plus ou moins familières. Parmi celles-ci, outre les mouches, on range également dans ce grand groupe les moustiques, les tipules communément appelées cousins, mais aussi les syrphes. La plupart des autres vivent loin de nos espaces domestiques ou de nos jardins. Parfois discrètes et banales, parfois très singulières ou spectaculaires, elles sont à rechercher dans des milieux particuliers pour observer leurs comportements, parfois étonnants, ou leurs cycles biologiques, parfois étranges.
Trois espèces liées à l’eau, non rares mais peu ou très rarement signalées dans notre région, photographiées dans les environs, ont été présentées dans leurs relations avec quelques autres espèces végétales et animales de leurs milieux de vie. (P. Notteghem)

